Écrire, Marguerite Duras

Résumé: « Il faut toujours une séparation d’avec les autres gens autour de la personne qui écrit les livres. C’est une solitude essentielle. C’est la solitude de l’auteur, celle de l’écrit. Pour débuter la chose, on se demande ce que c’était ce silence autour de soi. Et pratiquement à chaque pas que l’on fait dans une maison et à toutes les heures de la journée, dans toutes les lumières, qu’elles soient du dehors ou des lampes allumées dans le jour. Cette solitude réelle du corps devient celle, inviolable, de l’écrit. »

Mon avis: Ce roman, autobiographique, est divisé en cinq parties. Duras partage avec le lecteur ses convictions d’une manière que j’ai trouvé touchante. On entre dans les pensées-mêmes de l’auteure, dans son coeur, ses ressentiments.

La solitude, nous montre t-elle dans sa première partie Écrire, serait l’essence même de l’écriture, et c’est une vision que je partage. Elle met des mots sur ce que la plupart des gens pensent mais d’une manière intime et non impersonnelle comme cela aurait pu être.
Duras se montre honnête avec le lecteur en ‘parlant’ de ses idées politiques de gauche et surtout de son aversion pour le nazisme et l’inhumanité de la guerre, et ce tout au long du livre mais particulièrement dans la partie Le nombre pur et dans La mort du jeune aviateur anglais. Dans cette deuxième partie, elle décrit l’histoire d’un jeune anglais de vingt ans, W.J. Cliffe, mort le jour de la libération à Vauville – c’est d’ailleurs à lui que l’auteure dédie son livre.
Duras montre que les mots ne suffisent pas à exprimer la mort, l’expérience du vide qui s’installe dans le coeur quand on est confronté à la mort d’un homme aussi jeune. Un enfant, comme elle le répète tout au long de cette partie. Une mort qui n’a pas de sens et qui pourtant signifie tant. La violence de la guerre, la mort non pas d’un seul être mais de millions qui comme lui sont morts trop jeunes, C’est un cri de désespoir que l’auteure lance ici, on sent une profonde tristesse dans ses mots. Cela m’a beaucoup touchée. Je vais vous citer la fin de cette partie qui pour moi résume tout:

« Et puis un jour, il n’y aura plus rien à écrire, rien à lire, il n’y aura  plus que l’intraduisible de la vie de ce mort si jeune, jeune à hurler »


Elle accorde de l’importance à ce que nous ignorons le plus souvent comme la mort d’une mouche. Elle lui a donné une identité, une vie. Une existence dans sa mort. Ça peut paraître ridicule, comme elle l’a soulignée, mais moi j’aime le fait de prendre en considération que l’être vivant ne se résume pas à l’Homme. J’ai trouvé ce point de vu intéressant, tout comme le fait qu’elle sépare le/la peintre de sa toile dans L’exposition de la peinture, et au fond, peut-être, l’auteur(e) de son livre.

Par contre, je n’ai pas réussie à rentrer dans la troisième partie, Roma. Comme vous l’aurais tous compris, ça se passe en Italie, et nous lisons un dialogue entre une femme et un homme, dialogue duquel je n’ai pas compris grand chose … L’auteure précise au début de son livre que « Le texte appelé ici Roma a d’abord été un film intitulé: Le dialogue de Rome (…) ». J’ai relue plusieurs fois le début de cette partie, mais je ne comprenais toujours pas donc bon, j’ai continué ma lecture en cessant de me poser des questions, et en prenant les phrases comme elles venaient. (c’est ‘drôle’ parce que j’ai dû faire la même chose avec Pierrot le fou de Godard que j’ai vu cette semaine .. Je ne comprenais pas l’apparition de certains personnages, alors j’ai cessé d’y réfléchir ><!).
Enfin, j’essayerais de voir la vidéo, cela me permettra peut-être de mieux comprendre!

Globalement, j’ai donc appréciée ma lecture. Si on ne lit pas d’autres livres en même temps (ce qui était mon cas ><), la lecture est très rapide car les phrases sont très courtes, dans un rythme assez saccadé. L’auteure a publié cette œuvre trois ans avant sa mort, comme une prémonition, l’envie d’écrire sur l’écriture-même, en un souffle précipité, avant qu’il ne parte…

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3 réflexions sur “Écrire, Marguerite Duras

  1. Je n’ai lu que la première partie pour l’instant, et oui c’était pas mal. Maintenant j’ai juste un peu de mal a me remettre dedans, pour la suite, je ne sais pas pourquoi XDDD.
    Et toi?

  2. Yup, et puis depuis quelques jours il fait tellement chaud, que dès que je m’installe pour lire, je finis par m’endormir XDD..
    Oh.. peut-être qu’en avançant un peu plus dans le bouquin tu finira par rentrer dedans, apparemment tu n’en ai pas vraiment loin encore 🙂

  3. lool!! c’est pas bien çaaa :p.. Moi j’aime quand tout est à jour XDD.
    J’ai presque envie de te dire que je t’envie, que ce ne soit pas la grosse chaleur chez toi, mais.. err je vais me retenir :x. Parce que même si on étouffe ici depuis 2/3jours, je préfère quand même ça aux températures de Novembre qu’on a eu au début d’été hein –;.

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