Archive | août 2012

Jean Teulé

Aujourd’hui était le jour de la dédicace de Jean Teulé dans le tabac-presse-librairie où je travaille (jusqu’à ce soir !), à St-Cast (22) et j’en ai profité pour lui poser la question qui me taraudait depuis la lecture du Magasin des Suicides: pourquoi cette fin ?

Spoiler: C’est pour montrer qu’il n’y a parfois aucun signe indicateur quant au suicide d’un ami, d’un voisin, d’un membre de la famille… Sans lettres, sans mots pour expliquer ce ‘geste’, l’incompréhension. Cette phrase finale « Il ouvre sa main! » qui dérange, m’a t-il précisé, ne plaisait pas vraiment à son éditeur. Dans différentes adaptations, elle n’est d’ailleurs pas toujours retenue -alors qu’elle est au finale très importante !
En tout cas, cela correspond bien au message qu’il a voulu faire passer, puisqu’après avoir refermé ce livre j’étais perplexe; un sentiment que l’on peut retrouver face au suicide -l’incompréhension, la culpabilité aussi de n’avoir peut-être ‘rien vu’…

Voilà voilà ! En tout cas il est très sympathique ^^

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Swap Tim Burton :)

Bonsoir à tous !

J’organise mon premier Swap sur Livraddict, sur l’univers de Tim Burton ! Je flânais à la recherche de petits objets Tim Burton pour ma soeur qui, comme moi, est une grande fan de ses films, quand je me suis dis: pourquoi pas un swap Tim Burton ? Moutmoutyoda m’a donné son autorisation pour faire cette seconde édition 🙂

Tim Burton est, entre autre, le réalisateur/producteur de Mars Attacks, Beetlejuice, Charlie et la chocolaterie, Sleepy Hollow, Edward aux mains d’argent, L’étrange noël de Mr Jack.. Bref, beaucoup de grand succès qui ont rythmés mon enfance et mon adolescence !

Ce Swap est ouvert à l’étranger, selon binôme !

Le colis sera composé de:
– 1 livre de la wishlist de votre binôme
– 1 livre de Tim Burton (enfin il n’y en a que deux je crois..) ou sur l’un de ses films, son univers.. enfin tout ce qui peut se rapporter à lui !
– 1 dvd de l’un de ses films
– Quelques goodies (produits dérivés) selon votre budget !
– Une ou plusieurs gourmandises
– Une ou plusieurs boissons
( en rapport avec les films de Tim Burton si vous pouvez ^^)
– Une carte, un petit mot Tim Burtonesque bien sûr !
– Un ou plusieurs MP sur cet univers (ou qui s’en rapproche ! )

Donc voila, je ferais sur cet article le récapitulatif des participant(e)s et des colis ^^ Je suis en binôme avec Malvina75 🙂

Participant(e)s:
Malvina75 (ok) – Moi (ok)
PrincSlili (ok) – Leloirestef (ok)
Lolly – Malvina75
TetedeLitote – BooksFever
Looleenette  – Missjazz (ok) – attente confirmation
(((Darkmandine)))
Aranae (ok)-
Ade2310 ?-
Podkaine fille de mars ?-
Cheyenne ? –

Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Résume de Livraddict: 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis: J’ai lu ce livre une semaine avant la création de ce blog, il y a bientôt deux mois. Je l’ai donc encore un peu en tête. Ce roman, qu’un ami m’avait prêté, m’a beaucoup plu. Je ne dirais pas que c’est un coup de coeur, mais j’ai apprécié l’histoire et la manière dont la société est décrite. Je n’ose même pas imaginer ce que serait le monde si cela arrivait un jour: l’interdiction de lire, de se cultiver, de penser ?. Les livres, les maisons et parfois même les lecteurs sont brûlés lorsqu’ils sont dénoncés. D’ailleurs, tout le monde se dénonce, peu importe que ce soit la femme, le mari, les enfants, le voisin.. ça rend un peu paranoïaque !

La prise de conscience du personnage principal est le point central du roman, vu que c’est son parcours, ses mensonges et son honnêteté que l’on va suivre, pour ensuite être en haleine avec lui lors de sa fuite. D’ailleurs, le fait de tuer quelqu’un d’autre pour ‘rassurer’ le public montre bien que ce n’est pas toujours la justice qui passe avant tout, que ce soit dans ce genre de cas ou dans la corruption…. Imaginaire, vraiment ?

Pour palier l’absence de littérature, donc l’ennui, les gens conduisent à une vitesse affolante, à la recherche de sensations fortes, et les personnages de séries télés sont directement dans le salon, en 3D?. J’ai trouvé ces petits détails -ou pas si petits que ça- intéressants.

Enfin, j’ai aimé l’ambiance apocalyptique culturelle qui règne dans ce livre, ambiance que je retrouve dans ma lecture actuelle: 1984 de George Orwell, dont je vous parlerais bientôt.

Pour résumé, c’est une bonne lecture que je conseille à tout ceux qui aiment la dystopie. -enfin je ne connais pas grand chose à ce genre là, mais je crois que ça en fait partie :’D-

L’étrange histoire de Benjamin Button suivi de La lie du bonheur, Francis S. Fitzgerald


Quatrième de couverture de l’édition Folio:
 Dès sa naissance, loin d’être un beau poupon joufflu, Benjamin Button ressemble à un vieillard voûté et barbu ! Ses parents découvrent peu à peu qu’il rajeunit chaque jour : de vieillard il devient un homme mûr, un jeune homme, un enfant… Bénédiction ou malédiction ?

Mon avis: J’ai beaucoup aimée ces deux histoires, mais dans les deux cas je reste sur ma faim. Il y a vraiment matière à développer, et des descriptions auraient enrichis les récits. En finissant le livre, j’ai eu l’impression d’avoir lu un ‘gros’ résumé de chaque nouvelles. Dans L’étrange histoire de Benjamin Button, il n’y a pas assez de détails, j’aurais voulue plus de précisions sur sa vie, la réaction des gens et la sienne, la manière dont les parents s’y sont pris pour ‘élever’ cet enfant. Tout va trop vite. Dans La lie du bonheur, il y a déjà plus de détails, de descriptions, et là c’est la fin qui me laisse sur ma faim. Enfin voilà pour le gros point négatif.

Mais sinon les deux histoires étaient belles, dans un style simple, et inventives. L’histoire de Roxanne m’a beaucoup touché, ce beau couple, jeune, mais trop vite dévasté par le cancer de Jeff. Quant à celle de Benjamin Button elle est vraiment originale, drôle mais aussi touchante et triste par cette dégénération de l’âge, une vie menée à contre-sens.

En bref, ce n’est pas une déception, juste un sentiment d’inachevé, d’incomplet, mais les deux nouvelles m’ont quand même beaucoup plu.

La mare au diable, George Sand

Quatrième de couverture de l’édition Le livre de poche: On l’appelait « la mare au Diable », car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d’y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le coeur triste. Germain va chercher une épouse pour s’occuper de ses enfants orphelins de leur mère. A quoi bon se marier, pense-t-il, quand l’amour n’y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu’il aime tant.
Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l’amour, de l’enfance et du travail de la terre. Beaucoup d’amour et un peu d’idéalisme sont ses secrets.

Mon avis: Je l’ai commencé hier soir et l’ai finit avec plaisir en rentrant du travail ! J’avais eu un exercice de sémantique dessus, et j’avais vraiment envie de le lire en entier -eh non, chercher tout les hyponymes, hyperonymes ou analyser le temps des verbes ne m’en a pas dégoûtée^^.

On remonte le temps et on se ressource avec cette description de la vie paysanne d’il y a deux siècles, et ça fait vraiment du bien. J’aime beaucoup les livres ayants ce thème comme sujet, alors là je suis satisfaite ^^. On s’attache vite aux personnages, avec la sincérité de Germain, la naïveté de Marie -peut-être trop parfois- et la candeur du petit Pierre. Ces personnages sont peut-être un peu idéalisés, tout comme la vie paysanne et agricole en générale, mais cela ne m’a pas gêné. Au contraire, cela donne du baume au coeur de voir la gentillesse, l’honnêteté et l’amour prendre le dessus sur la misère, la souffrance et les vices de l’Homme. J’ai aussi trouvé intéressant de voir quels étaient les rites de cette époque, comme les coutumes du mariage, qui n’existent probablement plus au XXIème siècle. J’aurais aimée connaître ce temps où ‘magie’ et réalité cohabitaient naturellement ensembles. Je vais probablement approfondir cela avec d’autres lectures ^^

N.B: Il y a dans mon édition une partie ‘commentaire’ sur ce livre, et c’est avec étonnement que j’ai appris qu’elle l’avait écrit seulement en quatre jours. C’est extrêmement rapide, et c’est un petit livre (env. 150 pages) très complet; pour moi ça démontre son talent, mais il est écrit que Gautier en était « dégoûté » et il n’était apparemment pas le seul à être sceptique. Bon. Petite parenthèse fermée.

Matilda, Roald Dahl

J’ai finis ce petit livre il y a quelques jours et je n’avais pas encore pris le temps de le chroniquer ! Pourtant j’ai vraiment adoré =D Pour la petite histoire, j’ai acheté ce livre pour ma swappée Katalyn mais elle l’a acheté presque au même moment, du coup ben je le garde pour moi et ça a été une belle découverte =)


Résumé: À l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Melle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable…

Mon avis: Une belle découverte je disais donc ! À lire à tout âge, vraiment, et même adulte car justement ça nous fait replonger dans notre enfance, dans les pièges que nous avions envie de tendre à nos professeurs parfois ^^ On ne s’ennuie pas une seule seconde et on attend avec impatience de voir quels plans ingénieux et très imaginatifs Matilda va trouver pour se venger de ses parents. Je ne m’attendais pas du tout à l’entrée du fantastique dans ce roman, mais ça ne tombe pas comme un cheveux sur la soupe, c’est fluide, ça fait bien. Bon bien sûr la fin est ‘tout est bien qui finie bien’, même si dans la vie réelle il est peu probable que ça se passe aussi facilement de laisser la garde d’une enfant ^^ mais justement, c’est un livre, et ça fait du bien de lire et ressentir cette légèreté.
La professeure est le seul personnage adulte gentil et compréhensif avec les enfants, et heureusement qu’elle est là ! Je dois avouée que j’étais contente que la monstrueuse directrice prenne peur et s’en aille sans regarder en arrière ^^ Le fait qu’elle s’en prenne à notre petite Matilda, grr ! Car cette enfant est vraiment attachante, un génie qui à 5 ans a déjà lue beaucoup plus que la plupart d’entre nous liront dans notre vie ^^ ‘ On ne peut donc s’empêcher d’admirer cette fille pour la générosité dont elle fait preuve avec Mme Candy, sa persévérance  pour justement aider Mme Candy, la modestie qu’elle a naturellement, et le recul! Pour 5 ans elle est très mature et se rend bien compte que son père n’est qu’un malhonnête, lui disant dans un langage franc et direct. Elle ne se laisse pas abattre par les remarques de ses parents qui la prennent pour une sous-crotte, au contraire !!

Bref voilà, une belle surprise, n’hésitez pas à l’emprunter ou à l’acheter, c’est très rapide à lire et ça nous met dans une petite bulle loin d’être désagréable 🙂

La cantatrice chauve, suivi de La leçon, Eugène Ionesco

Quatrième de couverture de l’édition folio: Mme SMITH : Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, du poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l’eau anglaise. Nous avons bien mangé, ce soir. C’est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith…

Mon avis sur La cantatrice chauve: Ça se lit très vite et c’est tout simplement un délice d’humour et de jeux de mots. Pour ceux qui connaissent Kad & Olivier, on a parfois l’impression d’être dans leur jeu kakamoulox. En effet, c’est un peu du n’importe quoi ! Mais c’est très drôle, très bien construit, et j’ai adoré les exercices de style, les notes et les didascalies qui ont leur importance.

Extraits: « Mme Smith: « L’automobile va très vite, mais la cuisinière prépare mieux les plats ».

Le pompier (Il a, bien entendu, un énorme casque qui brille et un uniforme). »

On est en plein dans  la veine de l’absurde de Ionesco que l’on retrouve aussi dans Rhinocéros (que j’ai tout autant aimée). 


Mon avis sur La leçon: J’ai aussi beaucoup aimée cette pièce, beaucoup plus sombre que l’autre. Le professeur est fou et impulsif, la bonne ne l’empêche pas tellement de donner un cours à cette élève même si 39 autres sont mortes dans la journée, et l’élève en question est un peu naïve, ignorante peut-être.
Je pense qu’il peut y avoir diverses interprétations de cette pièce, la plus ‘évidente’ étant qu’elle dénonce la guerre, le nazisme. – Je rappelle qu’elle a été écrite en 1950. En effet, cette leçon est juste incompréhensible, sous-entendu comme le discours que portait les nazis. Le cours de linguistique en est un exemple puisque le professeur tente de montrer les différences entre toutes les langues mais en employant, sans s’en rendre compte, toujours la même. Preuve qu’on est tous égaux, malgré nos différences.
Dans tout les cas, ça montre qu’au final, le professeur ne tire aucune leçon de ses erreurs. Que tout se reproduit inlassablement, fatalement.

En bref, je crois qu’on aime ou qu’on aime pas ce genre de théâtre, moi j’adore.