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Les morsures de l’ombre, Karine Giebel

morsuresombre

Quatrième de couverture, édition Pocket: Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.À présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

Mon avis: Alors je viens juste de le finir, et c’est un petit coup de cœur, notamment pour la fin, bien dérangeante, bien déroutante – mais je n’en dirai pas plus. Je l’ai acheté et lu aujourd’hui, c’est dire combien il est captivant (bon, et je suis en vacances, alors je me prélasse sur un transat au soleil un fauteuil avec une tasse de café au lait et les livres comme compagnie). J’ai beaucoup aimé cette lecture, dès les premières pages. C’est tout à fait le genre d’histoire qui sait me tenir en haleine du début à la fin.
Comme écrit sur la quatrième de couverture, cela m’a fait penser à Misery de Stephen King, mais aussi à Vertige de Franck Thilliez (que je dois absoluuuument chroniquer), deux livres que j’ai vraiment aimés. Ces trois histoires se rejoignent en ce sens qu’il y a, comme base, une séquestration, un enfermement et de la torture. Pas très réjouissant, c’est sûr, mais vraiment cette œuvre de Karine Giebel – auteure que je découvre au passage- est très bien ficelée. La chronologie est explicitée et permet au lecteur de suivre, en temps et en heure, la survie du commandant Benoît Lorand. Pour tout avouer, je ne tenais plus à la fin, j’ai presque engloutie les dernières pages comme on engloutie une gaufre au Nutella (si on aime le Nutella).
Je suis toujours admirative quand les auteur(e)s amènent le lecteur sur une piste totalement différente de la réalité, cette manipulation qui fait qu’on pense connaître le coupable alors qu’on est à côté de la plaque. C’est le cas ici.
Surtout qu’ici, tous les personnages sont fautifs de quelque chose. Je veux dire par là qu’aucun n’est montré comme un saint, tous présentant des vices, des facettes cachées, ce qui est au fond bien représentatif de l’Humain.
En bref: si vous aimez les histoires un peu tordues, foncez ! (et si vous n’en avez jamais lu, essayez avec celui-là !)

(Chronique écrite en juin 2013)

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La soeur de l’ombre, Patricia MacDonald

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Résumé de Albin Michel: Quand ses parents meurent dans un accident de voiture, Alex se retrouve seule au monde. Jusqu’à la lecture d’une lettre que lui remet le notaire où elle apprend l’incroyable secret que cachait sa mère : bien avant Alex, elle a donné naissance à une fille, confiée à une famille adoptive. Sous le choc, Alex part sur les traces de cette « sœur de l’ombre ». Elle la découvre en prison, accusée d’un meurtre dont elle se déclare innocente. Prenant fait et cause pour elle, Alex décide de l’aider et de mener sa propre enquête. Mais peu à peu, les doutes l’assaillent, et quand tout à coup, c’est sa vie qui se trouve en danger, il lui faut se résoudre à affronter les secrets obsédants du passé… Avec Patricia MacDonald, il ne faut jamais se fier aux apparences. Semant le trouble en virtuose, jouant avec nos peurs inavouées, elle se révèle dans ce nouveau suspense au sommet de son art.

Mon avis: J’aime beaucoup Patricia MacDonald, alors j’étais bien contente de voir qu’elle avait publié un nouveau roman ! Il se lit très facilement et on rentre vite dedans. L’auteure sait nous faire douter et montre que les apparences sont bien souvent trompeuses. J’en étais venue à porter mes doutes sur une personne qui au final n’a rien à voir dedans (et qui n’est même pas la  »soeur de l’ombre », c’est vous dire combien j’ai été chercher loin ! ). Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place, et c’est toujours agréable de comprendre et de se dire: ahhhh ouaiiiis !!!.
Patricia Macdonald maîtrise parfaitement les règles de suspense, bien que quelques éléments me dérangent. Déjà, l’histoire, c’est un peu du déjà vu, et déjà lu dans mon cas. Je ne sais plus quel livre c’était, mais l’histoire de base était la même: une femme était revenue dans la maison de ses parents, sans famille, et une romance s’était installée entre elle et un charmant voisin, et la vie de la femme était en danger par les démons du passé. De plus, l’histoire s’installe trop vite à mon goût: certes, on sait avant même de commencer la lecture qu’Alex a une soeur, mais tout ceci est trop vite expédié.
C’est donc une lecture agréable, un livre qui se lit tout seul, avec une intrigue bien connue mais qui permet tout de même de passer un bon petit moment.

Une place à prendre, J.K Rowling

(( Je commence par ce livre là car c’est le plus  »loin » dans mes lectures ! ))

CVT_Une-place-a-prendre_4220Résumé: Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…
Comédie de moeurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Mon avis: Je ne l’ai plus trop en tête, du coup je vais surtout écrire sur ce que je me souviens avoir ressenti: une division interne. Comme beaucoup de fans d’Harry Potter (et comme on dit, Dieu sait combien j’aime l’histoire de notre petit boy à lunettes), j’attendais ce roman avec impatience et inquiétude. Impatience, car J.K Rowling reste et restera une de mes auteures favorites. Inquiétude, car justement, c’est l’une de mes auteurs favorites, ce qui amène beaucoup beaucoup d’espoir et d’attente dans la lecture. Evidemment, je savais bien que ce roman n’aurait strictement rien à voir avec HP, et c’est une bonne chose, car l’auteure montre qu’elle peut écrire dans différents styles et sur des sujets variés. Bon. Ceci étant dit, j’ai trouvé les personnages un peu caricaturaux (la rebelle avec une mère toxico, la femme mal dans sa vie d’épouse, l’adolescente isolée qui se mutile…), avec néanmoins une personnalité et un langage unique. Oui oui, je vous ai dit, j’étais en division totale: j’aime bien, mais… j’aime pas, mais quand même…
Je me souviens avoir eu du mal, dans les premières pages, à repérer qui était qui. De plus je n’avais aucun point d’attache avec les personnages, car aucun ne me correspondait vraiment ou ne retenait mes faveurs. C’est pas forcé pour apprécier une lecture, mais dans mon sens, c’est préférable.
En bref, une lecture mitigée, motivée majoritairement par mon  »amour » pour la créatrice d’un univers bien plus profond et recherché que celui qu’elle nous présente ici.

Tu verras, Nicolas Fargues

couv685651Résume de Livraddict:  C’est d’imaginer ce qu’il pourrait ressentir si son fils venait à mourir brutalement qui a été pour N. Fargues le point de départ de ce roman, qui adopte le motif de l’enfance pour parler d’amour et de solitude. Dans les jours et les semaines qui suivent la mort accidentelle d’un préado, son père revit les circonstances du drame mais aussi leur vie et tout ce qui commençait à les opposer.


Mon avis:
 Je tiens d’abord à remercier les éditions Folio, ainsi que le site de Livraddict, pour ce partenariat.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre. Avant d’expliquer pourquoi, je tiens juste à signaler un point qui m’a dérouté dans les premières pages (mais que nous comprenons après):  le point de vue de la quatrième de couverture qui est celui du fils n’est pas le même que le texte lui-même, le point de vue étant alors celui du père.

Le thème principal du livre ne nous est pas dévoilé immédiatement, même si on s’en doute assez rapidement.
Ce livre m’a touché. L’écriture est limpide, sans détour, il n’y a pas le soucis d’embellir la réalité:  elle nous est donnée à l’état brut, évitant ainsi le pathos que le sujet aurait pu amener. C’est ce qui m’a conduit à parler de ce livre autour de moi: il touche. Il ne peut pas en être autrement. Le narrateur confesse sa méchanceté, parfois même sa cruauté envers son fils, sans se morfondre dans les remords, mais seulement dans la prise de conscience de ses erreurs, avec parfois une distance que seul les gens qui connaissent la mort peuvent profondément comprendre. C’est un être et un père imparfait; il a des tendances racistes, ce qui m’a parfois gêné, mais c’est une fiction qui met en scène un père retraçant son passé avec son fils et ses erreurs… je suppose qu’il a conscience lui-même de ses faiblesses.

« Tu verras », tournure impérative qui montre que nous n’avons pas conscience du caractère éphémère et imprévisible de notre existence. Il ne verra pas car il n’est plus, injustement peut-être, bêtement probablement, mais le fait est qu’il est mort, et que dans ce court instant sur la Terre, douze années seulement, il n’aura pas eu le temps de voir ni de comprendre réellement les intentions de son père…

La mort a, la plupart du temps, un effet boule de neige: on perd quelqu’un que l’on aimait (ici son propre enfant, le sujet est discutable, mais c’est peut-être la pire mort à subir…), puis l’envie de sourire, puis l’envie de sortir tout simplement: alors il y a le manque d’hygiène, le manque de sociabilité, les ruptures avec les personnes extérieures qui ne comprennent pas, et puis les barrières de l’instinct de survie s’estompent. Tous ces ‘symptômes’ de la perte d’un être très cher, le père les subit, dans une impudeur innocente. Ce livre est une fiction, mais le style de l’auteur le rend vraiment réaliste.

En somme, un petit coup de coeur pour ce livre qui me restera en tête, livre que je vous conseille fortement !

Scintillation, John Burnside

Tout d’abord, merci au site Livraddict et à la maison d’édition Points pour l’envoi rapide et soigné de Scintillation de John Burnside !

Quatrième de couverture de l’édition Points: Des adolescents disparaissent mais ici ça n’a aucune importance. Ici, c’est l’Intraville, lieu de pluie et de brouillard où les vapeurs toxiques des usines embrument les esprits et dégradent les corps. Malgré ce marasme, Leonard, 14 ans, a soif de vivre. Brillant et passionné, il dévore les livres, aime les filles et affectionne les virées entre amis. Dans les limbes, l’espoir scintille…

Mon avis (spoiler): J’ai choisi de ne pas résumer ce livre, car à vrai dire je ne saurais pas le faire sans avoir le sentiment d’omettre quelque chose de fondamental ou de passer à côté de la véritable histoire.
Je trouve que même le résumé de la maison d’édition Points ne correspond pas tout à fait au contenu du livre, notamment «  virées entre amis » puisqu’on va vite s’apercevoir que Léonard est un ado plus solitaire qu’autre chose… Son meilleur ami a disparu, et je suppose que ces «  virées entre amis » désignent Jimmy et sa bande, or ils sont loin d’être des amis…
Honnêtement, je m’étais donc faite une idée totalement différente de ce que j’ai lu. Je m’attendais un peu à un Silent Hill version ado rock (oui bon c’est cliché), et, au vu de l’histoire, à une enquête policière en parallèle de la vie de Léonard.
Au final, j’ai ressenti ça comme une réflexion sur la vie, la mort -dont il est beaucoup question-, la folie … Et sûrement beaucoup d’autres choses, je ressors de cette lecture avec pas mal de questions en tête, et l’impression de ne pas avoir tout saisi !

Enfin c’est complet et très bien écrit. Le style est poétique et parfois cru – particulièrement quand le « je » correspond au jeune narrateur Léonard.
Pour finir mon avis sur ‘l’ensemble du livre’, j’ai aimé sa construction, basée sur l’appréhension des personnages et l’alternance des deux narrateurs, rythmant ainsi le récit de manière fluide.

Pour ce qui est de l’histoire même, je la trouve elle aussi intéressante. Ce livre, en fait, est assez glauque, notamment par l’Intraville: lieu de désolation, les habitants dépérissant dans la maladie, la mort, la pourriture de l’ancienne usine, où même la nature est empoisonnée. Plongée onirique dans les méandres de l’esprit humain, esprit malsain, perdu, sombre.
On s’y sent oppressé. Quiconque a soif de vivre se retrouve anéanti dans la mort, dans la solitude, le sadisme. Il y a des scènes assez dures, comme la mort d’Andrew. Ce genre de dérapage peut tellement arrivé dans la vie réelle que c’en est troublant. Enfin bien sûr ça relève d’une violence quasi animale, une violence instinctive incontrôlable, donc ça n’arrive pas dans la vie de tous les jours hein. Mais on voit les limites de la conscience et de la folie, la résignation à la mort… C’est très bien écrit, décrit, et ça fait mal au coeur et aux tripes. D’autres passages m’ont touché mais j’vais pas non plus en dire trop ! ^^

J’avoue ne pas trop avoir compris le sens de la fin et de la machine, ni si le meurtrier que Morrison désigne (j’essaye de pas trop dévoiler l’histoire) est bien le bon. Je pense que si, mais rien n’est très clair. La machine existe t-elle réellement, où est-ce une hallucination à cause de la drogue ? Et dans ce cas, qu’a subit Léonard ? Qui est cet homme qui touche le visage d’Alice Morisson ?
Bref, que de questions, j’ai hâte de lire l’avis des autres lecteurs 🙂

Bon bien sûr peu de livres sont parfaits, c’est normal, et ici ma seule critique serait sur l’écriture trop mature de Léonard qui a 14/15 ans.

Comme toujours, il y aurait encore des choses à dire, mais je vous laisse découvrir le livre, que je vous conseille fortement !

N-B: Puisque j’adore les livres qui ont une ambiance particulière, et que c’est le cas ici, voici quelques musiques à écouter pendant sa lecture ^^
Spiders – System of a down
Death of It All – Rob Zombie
The Arcane Dominion – Eluveitie
Lily’s theme – Alexandre Desplat
Lovers End – The Birthday Massacre
( bon j’en ai encore pleins en réserve >< )

Pourquoi Benerdji s’est-il suicidé ? Nazim Hikmet

Quatrième de couverture de l’édition Aden:
J’ai pris le train l’avion l’automobile
la plupart des hommes ne peuvent les prendre
je suis allé à l’opéra
la plupart des hommes ne peuvent y aller
ils n’ont même pas entendu parler d’opéra
mais depuis 1921 je ne suis pas allé moi à certains
endroits où vont la plupart des gens
à la mosquée à l’église au temple à la synagogue
chez le jeteur de sorts
mais il m’est arrivé de me faire lire le marc de café
ce que j’écris est imprimé en trente ou quarante langues
mes livres dans ma propre langue sont interdits dans
mon pays.

Mon avis:  Livre lu pour la fac. J’ai beaucoup aimé ! C’est assez dur à chroniquer car il est vraiment original, dans sa forme, le fond, des fois je me suis un peu perdue dans ‘qui raconte quoi’, m’enfin, dans l’ensemble, une bonne lecture, et j’ai hâte de l’étudier en cours !!
L’histoire se passe en Inde, principalement à Calcutta, et 
met en scène Benerdji, un jeune homme révolutionnaire qui va être accusé de traîtrise par ses camarades. Il va ensuite reprendre ses activités révolutionnaires contre l’impérialisme anglais puis sera enfermé en prison pendant 15 ans. À sa sortie, il sera plus fragile physiquement, car plus âgé .. enfin je n’en dis pas plus et vous invite à lire ce livre.
C’est une belle œuvre poétique dans laquelle la beauté du langage se mélange avec la violence des propos. Ce qui est étrange dans ce livre, enfin étrange… ce qui change de l’ordinaire on va dire, c’est toutes les apostrophes que l’auteur fait au lecteur, je veux dire ça arrive souvent, mais ici, de part le sujet, la franchise de Nazim, le fait qu’il soit lui-même dans l’histoire, tout ça fait que le lecteur se sent directement concerné.
C’est un livre court qui se lis très vite, et contrairement à d’autres qui ne m’ont pas touchés, la fin m’a rendue bien triste, l’émotion qui passe par l’écriture pour arriver au coeur du lecteur est bien maîtrisée.

En bref, l’année commence bien !

Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Résume de Livraddict: 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis: J’ai lu ce livre une semaine avant la création de ce blog, il y a bientôt deux mois. Je l’ai donc encore un peu en tête. Ce roman, qu’un ami m’avait prêté, m’a beaucoup plu. Je ne dirais pas que c’est un coup de coeur, mais j’ai apprécié l’histoire et la manière dont la société est décrite. Je n’ose même pas imaginer ce que serait le monde si cela arrivait un jour: l’interdiction de lire, de se cultiver, de penser ?. Les livres, les maisons et parfois même les lecteurs sont brûlés lorsqu’ils sont dénoncés. D’ailleurs, tout le monde se dénonce, peu importe que ce soit la femme, le mari, les enfants, le voisin.. ça rend un peu paranoïaque !

La prise de conscience du personnage principal est le point central du roman, vu que c’est son parcours, ses mensonges et son honnêteté que l’on va suivre, pour ensuite être en haleine avec lui lors de sa fuite. D’ailleurs, le fait de tuer quelqu’un d’autre pour ‘rassurer’ le public montre bien que ce n’est pas toujours la justice qui passe avant tout, que ce soit dans ce genre de cas ou dans la corruption…. Imaginaire, vraiment ?

Pour palier l’absence de littérature, donc l’ennui, les gens conduisent à une vitesse affolante, à la recherche de sensations fortes, et les personnages de séries télés sont directement dans le salon, en 3D?. J’ai trouvé ces petits détails -ou pas si petits que ça- intéressants.

Enfin, j’ai aimé l’ambiance apocalyptique culturelle qui règne dans ce livre, ambiance que je retrouve dans ma lecture actuelle: 1984 de George Orwell, dont je vous parlerais bientôt.

Pour résumé, c’est une bonne lecture que je conseille à tout ceux qui aiment la dystopie. -enfin je ne connais pas grand chose à ce genre là, mais je crois que ça en fait partie :’D-