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Les aventures d’Eddie Dickens, Une folle famille, Philip Ardagh

Quatrième de couverture de l’édition Albin Michel: Ses parents étant atteints d’une jaunisse aussi bizarre que contagieuse, le jeune Eddie Dickens se voit confié à son Fol Oncle Jack et à sa Folle Tante Maud, deux hurluberlus aux caprices souvent déconcertants et parfois dangereux…

Mon avis: Lecture très agréable et très drôle, je n’ai pas cessé de rire et de sourire en lisant ce petit roman. J’aime beaucoup l’humour de l’auteur, les commentaires du narrateur, le fait que tout soit pris au premier degré – notamment les expressions-, et les nombreux quiproquos qui, forcément, amènent des situations totalement loufoques ! 😀
Extrait (parce qu’il était tard la nuit quand j’ai lue ce passage et j’ai vraiment rigolé toute seule..):

« ‘Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches ou archi-sèches?’, bien que je n’aie jamais compris en quelle circonstances on pouvait avoir besoin de poser cette question. »

Contrairement au livre de Mathias Malzieu dans lequel je ne m’étais pas vraiment attachée aux personnages, ici je me suis prise d’emblée d’affection pour toute la famille Dickens. Une folle famille, comme le précise l’auteur, et je ne peux être que d’accord,  c’est une folle famille drôle, étrange, attachante !
De plus j’aime les illustrations de chaque épisodes, et je dois avouer que j’adore la couverture, c’est ce qui m’a fait regarder ce livre et l’acheter ^^ Les illustrations sont de David Roberts.

En bref c’est un livre qui est très sympathique à lire, peu importe l’âge ! 🙂

Autres extraits, parce que j’ai vraiment aimée ce live et qu’il ne peut manquer de vous faire rire ^^

«  -n’oublions pas que ses parents y avaient consacré de coquettes sommes d’argent (celles moins soucieuses de leur allure leur ayant été retournées) »

« Il s’était mis à pleuvoir et les gouttes de pluie se mélangeaient aux larmes qui ruisselaient sur les joues de la mère. Elle était occupée à peler un oignon.»

Métamorphose en bord de ciel, Mathias Malzieu

Quatrième de couverture de l’édition J’ai lu:  Tom Cloudman a toujours rêvé de voler, il en est devenu le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige se terminent invariablement au sol. Au moment où on décèle chez lui une maladie incurable, Tom rencontre une étrange créature, mi-femme, mi-oiseau, qui lui propose ce pacte : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquence… »

Mon avis:  Salut à tous 😀
Je viens de finir ce petit roman/conte du chanteur de Dionysos, Mathias Malzieu. Je n’ai pas trop accrochée au début, mais j’ai finalement bien aimée ce livre. M’attachant plus au jeune Victor qu’au personnage principal qu’est Tom Cloudman, j’ai quand même été touchée par l’histoire de ce grand enfant. Ravagé par un cancer, c’est dans la métamorphose totale en oiseau qu’il va échapper à la mort, mais cela va entraîner la perte totale de sa forme humaine. Nous ressentons alors la tristesse d’Endorphine, la doctoresse mi-femme mi-oiseau qui va lui sauver la vie mais perdre le père -humain- de son enfant.
Des passages très durs comme la souffrance qu’il ressent à cause de la betterave, son cancer qui le ronge, sont adoucis par l’intrusion des rêveries, des fantasmes et de l’humour. J’ai d’ailleurs beaucoup aimée le ‘Dreamoscope’ qui permet de photographier les esprits et les songes. J’aimerais bien que ça existe ^^.
Je reste pourtant un peu sur ma faim, car tout se passe très vite (le livre ne faisant que 125 pages). J’aurais aimée que les personnages soient plus développés. J’ai aussi trouvé quelques incohérences – mais peut-être que j’ai mal compris ? -, deux en faits. La première, c’est au niveau de l’heure; il rejoint la femoiselle vers minuit, et après un dialogue et un acte sexuel, il est déjà presque 6h du matin (p.57-66 de mon édition). Peut-être que la notion du temps n’est pas la même. Enfin, ce n’est qu’un petit détail. Le deuxième point est le fait que le secret ne doit pas être divulgué, pourtant je suppose que Victor et Pauline sont au courants puisque la femme fait le guet tandis que le petit Victor assiste au premier essai d’envol de Cloudman. p.61 « C’est pourquoi, si vous décidez de vous lancer dans cette métamorphose, il est très important de ne jamais en parler – dans votre intérêt comme dans le mien, d’ailleurs. »

En bref, un petit conte à la fois sympathique et touchant, même si trop court et trop rapide à mon goût.

N-B: j’ai acheté la version de poche, mais  le roman existe en version brochée et contient des illustrations .. cela m’aurait peut-être permis de m’envoler avec Endorphine et Cloudman !